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 Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste

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Elcaro
Sky Pig
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MessageSujet: Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste   Ven 30 Nov 2012 - 17:55

GROUÏK ! pig

Bon bah voila, en farfouillant un peu dans mes dossiers, j'ai retrouvé une nouvelle que j'ai écrite y'a quelques temps (y'a 7 mois selon mon PC). Et comme j'aime bien l'univers que j'ai développé dedans et que ce serais dommage de le laisser perdre, je me suis dit "Pourquoi ne pas en faire profiter les autres ?".
Alors voila. Elle fait 9 pages en police d'écriture 12, donc ça devrait vous occuper un pitit moment ^^
Enjoy ! :fae:



Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste


Par où est-ce que je devrais commencer… ? Peut-être en vous racontant les prémices de l’affaire. Il avait disparu quelques jours après le début des vacances d’été. La police avait beau eu le chercher partout où il pouvait se trouver, personne ne l’a jamais plus revu. Il ne fut que le début d’une série de disparitions que personne ne devait jamais résoudre.

Mon nom est Tom. Les vacances d’été touchaient à leur fin lorsque j’emménageais dans le petit appartement qui devait me servir de logement durant mes études. J’avais tout de suite remarqué la jeune fille de la propriétaire : 17 ans, le même âge que moi, un visage doux, fin, pâle, des cheveux noirs, raides et longs qui lui descendaient jusqu’à la chute des reins, de très grands yeux noirs qui semblaient vous absorber lorsque vous les regardiez. Elle s’appelait Ève. Je n’avais jamais contemplé de fille aussi belle. Moi, à côté, avec mes cheveux blonds et courts et mes petits yeux bleus, je me sentais lourd, pataud. Nous discutions très peu mais je faisais tout pour alimenter la conversation. Nous fréquentions le même lycée. Ce même lycée où les disparitions avaient commencées.
Pas moins de 6 élèves avaient disparus en quelques mois. Au mois de Novembre, les rumeurs étaient lancées à un rythme fou, plus rapidement qu’une pierre lancée par une fronde. Certains pensaient qu’Il serait le prochain à disparaître, d’autres pensaient que ce serait plutôt Elle. Certains pensaient qu’Untel était le kidnappeur, d’autres pensaient que c’était Untel autre. Mais la rumeur la plus grande, qui n’avait pas tardé à dominer toutes les autres, c’était qu’il s’agissait d’Élias.
-T’en pense quoi, Tom ?
Je relevais la tête et la tournais vers mon voisin de classe.
-De quoi tu parles ?
-D’Élias, bien sûr ! Tu crois vraiment que c’est lui qui a enlevé toutes ces personnes ?
Je me retournais pour regarder derrière moi et avoir une vision de l’intéressé. Comme d’habitude, il était éloigné des autres, un bouquin à la main, une capuche rabattue sur la tête. Il la portait partout, cette capuche, même en classe. Les professeurs toléraient ça parce qu’il avait une "maladie rare qui l’atteint au cuir chevelu et qui l’interdit de le mettre en contact avec le soleil".
-C’est vrai qu’il est bizarre… Mais je ne crois pas qu’il a le profil d’un criminel.
-Personne ne l’a jamais vu, de toute façon, son profil. Y’en a qui pensent carrément qu’il est le Diable en personne et qu’il cache ses cornes sous sa capuche.
Je retenais un rire. Le Diable ? Très peu probable. Enfin, c’était pas lui qui m’intéressait, c’était Ève.
Je l’avais planifié pendant des semaines et cette fois, j’étais fin prêt : j’allais lui demander de sortir avec moi le lendemain ! Sa mère était de sortie et son père était parti un beau jour sans crier gare alors on serait seuls tous les deux. Le moment idéal ! J’en trépignais d’avance.
-J’ai même entendu dire qu’il avait des yeux rouges du sang de ses victimes et que c’est pour ça qu’il les cache... Eh, dis, tu m’écoutes ou pas ?!
Pour tout dire, non, je ne l’écoutais pas.



-Dis-moi, Tom, tu es sûr d’avoir bien mangé ?
Je hochais de la tête et commençais à laver mon assiette. Comme chaque soir, je venais de manger avec la propriétaire et sa superbe fille. La jeune femme m’avait pris en pitié dès mon premier jour à l’appart et elle tenait vraiment à me faire à manger. J’avais fini par accepter : mon budget très serré ne me permettait pas vraiment de folies pour les repas.
-Merci beaucoup, madame, et bonne nuit. Bonne nuit Ève !
Comme d’habitude, la jeune fille me répondit d’un hochement de tête. Bah, elle verrait le lendemain : elle serait tellement éblouie qu’elle accepterait immédiatement de sortir avec moi. Après cela, nos échanges seraient bien plus longs. Ce fut sur ces pensées plaisantes que je m’apprêtais à passer une bonne nuit.
Je commençais à sombrer dans le sommeil lorsque cela commença : d’abord des chuchotements, puis des murmures, puis enfin des voix. Je me redressais dans mon lit. Encore ! Chaque nuit, la même chose. Des voix sépulcrales venues du sol qui semblaient venir tout droit des enfers. Lorsque j’en avais parlé à la propriétaire, elle m’avait cru malade et voulait à tout prix me soigner alors je me suis dépêché de démentir et de prétendre avoir rêvé. Pourtant, les voix étaient bien là, chaque nuit. Je me glissai hors de mon lit et tendis l’oreille.
-Ça se rapproche…
-Cette fois c’est la fin !
-Ce sera différent…
-On ne pourra pas l’arrêter…
-Qui est-ce…
-… lui ?
-Oui, je le sens…
Encore les même rengaines. Je ne comprenais rien et en plus, cela me fichait la trouille. Et puis qui était « Lui » ? Quelqu’un du lycée ? Élias ? Moi ? Je me remis dans mon lit et fourrais ma tête sous mon oreiller, espérant de tout cœur m’endormir.

Le lendemain était un samedi, le samedi où je devais enfin déclarer mes sentiments à Ève. La voiture de la proprio était partie depuis une bonne heure, je jugeait donc le moment venu. Je descendit l’escalier et toquait à la porte.
-Ève ? C’est Tom ! Je peux entrer ?
Pas de réponse. Étrange, je ne l’avais pourtant pas vu sortir…
-Ève ?
Toujours aucune réponse. Je fouillais dans ma poche et sortit le petit passe que m’avait confié la jeune femme.
-Ève ?! C’est moi, Tom. J’entre !
Toujours aucune réponse. Aucun bruit ne provenait de la salle de bain, elle ne prenait donc pas de douche. Mais où était-elle donc ? Un instant, mon cœur s’emballa à la pensée qu’elle ait pu être victime du kidnappeur mais je me ravisais. Personne n’était entré ni sorti de la maison, je l’aurais entendu.
J’entrai dans toutes les pièces mais aucune trace d’elle. Plus je progressais, plus je le doute m’assaillait. Mais tout à coup, j’entendis un claquement provenant d’une trappe aménagée dans un recoin. Je soupirai d’aise : Ève devait être à la cave en train de faire du rangement ou je ne sais quoi d’autre. Je remarquai que le cadenas avait été décroché. Je soulevais donc la trappe et descendit dans les profondeurs.
La lumière, bien que faible, me permettait de m’orienter sans chuter. Je progressais donc rapidement. Je savais à quel point une cave pouvait être effrayante alors je fis le moins de bruit possible pour ne pas faire peur à Ève, qui devait se trouver en contrebas. N’étant jamais entré dans cette partie de la maison auparavant, je fis très attention à ne pas me cogner quelque part. J’arrivais néanmoins au bout de l’escalier sans encombre. Mais là, pas de signe d’Ève. Je commençais à croire que j’avais rêvé le bruit entendu lorsque j’aperçus une ouverture dérobée dans le mur du fond. Des traces au sol laissaient penser que quelque chose avait été poussé pour dévoiler l’entrée. Je supposais qu’il s’agissait de l’armoire juste à coté. Pourquoi tant de secrets ? Je passais la tête par l’ouverture et appelai :
-Ève ?!
Toujours aucune réponse. Je pénétrai dans la pièce et avançai prudemment en mesurant le moindre de mes pas. La luminosité était encore plus faible que dans l’escalier alors je faisais encore plus attention. J’avisai alors une boîte d’allumettes ainsi que quelques bougies posées sur une étagère à coté de moi. Je craquai une allumette, fis flamber une bougie et continuai mon chemin. Je marchai ainsi une bonne minute, à la seule lumière de ma bougie, avant d’apercevoir une nouvelle ouverture au fond. Je ne pouvais voir la pièce sur laquelle elle débouchait mais je m’approchai, espérant y trouver Ève. Tout à coup, un courant d’air, provenu de derrière moi, souffla la flamme de la bougie. Je décidai tout de même de continuer à avancer. La porte n’était pas loin et peut-être y avait-il une installation électrique. Tâtonnant dans le noir, je traversai la porte et cherchai un interrupteur. Peine perdue. Une odeur de décomposition flottait dans l’air. Je craquais alors une nouvelle allumette, rallumai la bougie et levai la tête pour observer les alentours.

Je poussai un cri d’horreur. Au fond de la pièce, entassés dans un coin, je vis distinctement sept corps, sept cadavres ensanglantés. Figé par ce spectacle horrible, je pus voir aisément le visage des morts : six d’entre eux étaient les lycéens disparus depuis plusieurs mois, le dernier était un homme d’âge mur que je ne connaissais pas.
Je sentis alors une poussée dans le dos et m’effondrai par terre. Je me retournai pour voir qui était celui qui m’avait poussé. Je restai sans voix.
-Eh bien, eh bien… Tu en as mis du temps pour venir jusqu’ici.
Ève poussa la porte derrière elle et tourna une clé dans la serrure. Elle pivota ensuite vers moi. Je remarquai immédiatement le couteau qu’elle tenait en main. Elle suivit mon regard.
-Ah, oui, effectivement. Je ne vais pas pouvoir te laisser en vie après ce que tu as vu.
J’eus un mouvement de recul. Ève resta bien droite, éclairée par la bougie. Elle sortit une petite télécommande de sa poche et, à la pression d’un bouton, les lumières s’allumèrent. La pièce, vide si on oubliais les cadavres, était plutôt grande. Les murs étaient nus à l’exception du sang qui tâchait le coin où gisaient les corps. Mes lèvres se descellèrent enfin mais j’eus tout de même de la peine à articuler :
-Tu… C’est… C’est toi… C’est toi qui les as… tués ?
Ève sourit et jeta un regard aux dépouilles.
-Oui, c’est moi. Ils le méritaient, tu sais…
Elle s’avança vers le coin sans faire plus attention à moi. Sa main effleura la joue de l’homme. Du sang resta collé à ses doigts.
-Les six jeunes cadavres que tu vois, reprit-elle, sont ceux des lycéens disparus dont tout le monde parle. Je les ai amenés ici et je les ai tué, tout simplement.
Je ne répondis rien. Toujours au sol, je m’approchai doucement d’elle, sans faire de bruit.
-Tu te demandes sûrement pourquoi j’ai fait ça, reprit-elle. Ces lycéens ne méritaient pas de vivre. Ils étaient infects, se moquaient de moi chaque jour, me faisaient les pires crasses. Alors je les ai attiré un à un dans cette cave et je les ai tués.
Elle continuait de parler sans me voir. Je m’approchais, centimètre par centimètre. Ève enlaça alors le cadavre qu’elle tenait. Cette vision était si horrible que faillis reculer. Mais il fallait avancer. J’avais les yeux rivés sur la clé que la jeune fille avait déposé à coté d’elle.
-Ce cadavre-là est celui de mon cher papa. Il a découvert les corps alors que je tuais le 5ème lycéen. Il voulait tout raconter à la police, me faire soigner… Mais je ne voulais pas m’arrêter alors j’ai du l’éliminer lui aussi. Ça a été la seule fois où j’ai tué deux personnes en une journée. Oh, il a fallu convaincre maman qu’il s’était enfui. Elle a fini par le croire. Je crois qu’elle ne se doute de…
Je ne la laissai pas finir sa phrase. En un bond, je fus sur elle. Sa surprise fut telle qu’elle ne put réagir. Je récupérai la clé et fonçai vers la porte d’acier. Je n’eus le temps que d’enfoncer la clé dans la serrure avant que Ève ne me saute dessus. Je lançai mon poing vers l’arrière mais elle esquiva et me donna un coup violent à la tempe. Je ne sus comment cela se passa ensuite. Toujours est-il que je me retrouvais assis contre le mur, une douleur terrible au crâne et une moitié de clé en main. L’autre moitié était dans la serrure. Ève me regarda, catastrophée :
-Qu’est-ce que tu as fait ?!
Nous étions emprisonnés, elle, moi et les sept cadavres quoique cela ne changeait pas grand chose pour ces derniers.
-Tu nous as enfermé ! Tu te rends compte de ce que tu as fait ?
Je la regardais sans comprendre. La jeune fille était plus horrifiée que jamais.
-Ils vont le sentir ! Ils… ils vont venir…
-Qui ça, ils, demandai-je ?
Ève jeta un coup d’œil vers les corps entassés. Je suivis son regard. Et retint mon souffle. Les ombres des 7 cadavres remuaient. Elles remuaient vraiment.
-Les esprits de ces personnes sont restés sur Terre. D’habitude, elles ne sortent que la nuit et ne peuvent rien me faire, si ce n’est murmurer.
Les paroles entendus chaque nuits prenaient tout à coup tout leur sens : Ève s’apprêtait à tuer de nouveau. Et sa nouvelle victime, c’était moi…
-Mais maintenant que je suis enfermée avec elles, elle ne vont plus se retenir… Elles… elles vont s’en prendre à moi… Et certainement à toi aussi, elles ne feront pas la différence…
Les ombres bougeaient furieusement désormais. Je jetai un regard vers Ève. Sa peau était plus pâle que jamais.
-Tout ça c’est de ta faute, me souffla-t-elle. Si tu ne m’avais pas suivi, je n’aurai pas tenté de te tuer et on ne serait pas enfermé ici.
Ma faute, mais bien sûr… Attendez… Quoi ?!
-Qu’est-ce que tu veux dire, m’exclamai-je ? Tu ne voulais pas me tuer depuis le début ? Je croyais que c’était pour ça que tu étais revenu ici, pour me tendre un piège !
La jeune fille me lança un regard interrogatif.
-Pourquoi aurais-je voulu te tuer ? Je ne suis revenu que pour sceller une bonne fois pour toute cette chambre.
Je ne comprenais plus rien. Mais alors, qu’est-ce que les voix voulaient dire ?! Je n’eus pas le temps de répondre à cette question. Comme au ralenti, je vis les ombres se détacher du mur. La terreur creuser la bouche d’Ève. Les esprits des morts tourner une face vide vers nous. Foncer vers nous. Je sentais la mort nous tomber dessus. C’était la fin… C’était… la…

Le premier coup retentit alors que les esprits se trouvaient à moins d’un mètre de nous. Le temps semblait suspendu. Je tournai la tête vers la porte, là d’où venait le coup. Un second se fit entendre, puis un troisième, puis plus rien. Nous étions tous figés, les esprits y compris.
La porte vola soudain en éclats. Des morceaux d’acier traversèrent l’espace et allèrent se figer dans les murs, le plafond et le sol. Un de ces morceaux s’encastra juste entre mes jambes, un autre me siffla aux oreilles. Un nuage de poussière m’empêchait de voir quoi que ce soit en direction de la porte. A ma droite, les esprits, qui étaient presque sur Ève, se rétractèrent et reculèrent. La poussière n’était pas encore retombée au sol que j’entendis une voix masculine s’exclamer depuis la porte :
-Oups ! J’ai peut-être un peu forcé la dose…
Suivie d’une deuxième, plus féminine :
-Sur ce point, je ne peux pas te contredire.
La poussière retomba finalement pour me permettre de voir le nouvel arrivant. La surprise me laissa une nouvelle fois sans voix. Il portait la même veste que d’habitude, le même jean en toile, les mêmes baskets. Tout vêtu de noir, comme à chaque fois que je le voyais en classe.
Élias s’épousseta rapidement les manches puis secoua sa capuche et le bas de sa veste. Je comprenais de moins en moins ce qui se passait. Qu’est-ce qu’il faisait ici ?!
Du coin de l’œil, je vis un des esprits s’avancer. Il se mit à murmurer :
-Tu n’as rien à faire ici, jeune humain. Laisse-nous accomplir notre vengeance et tuer cette âme pervertie.
Mon camarade de classe regarda l’esprit sans s’étonner outre mesure. Il eut un sourire avant de répliquer :
-Le sort que vous lui offrez est bien trop doux pour les meurtres dont elle est accusée. Laissez-moi m’en charger.
Je sentis la colère sortir de l’esprit. Un deuxième s’approcha du jeune garçon et lança :
-Tu ignores ce que cela fait de mourir et de ne pouvoir reposer en paix. Laisse-nous cette jeune humaine et retourne-t-en d’où tu viens.
Un troisième s’exclama aussitôt :
-Il a raison, laisse-nous !
Puis un quatrième :
-De toute façon tu ne pourrais rien lui faire qui pourrait nous apaiser !
C’est alors qu’Élias décida de laisser tomber sa capuche noire. Je pu voir pour la première fois ses traits, son visage. Je compris aussitôt pourquoi il le gardait couvert. Le violet de ses yeux contrastait avec le blanc de ses cheveux, qui ressortait sur sa tenue noire. Je vis Ève le regarder, aussi médusée que moi. Je sentais la surprise aussi du coté des esprits. Alors se déroula le moment peut-être le plus étrange de toute cette histoire : ils se mirent à rire. Le père d’Ève s’exclama :
-Ainsi donc, c’était toi que l’on avait ressenti !
A ces mots, une phrase prononcée la nuit précédente me revint aux oreilles : « Qui est-ce… lui ? ». Ils avaient donc prévu la venue d’Élias.
-Puisque c’est ainsi, nous te laissons faire, jeune humain, reprit le père.
-Je vous en remercie, répondit Élias souriant.
Les ombres s’accolèrent alors aux murs et se fondirent en eux. Elles reprirent la place qui était la leur, derrière les corps. Un sentiment de tranquillité m’envahit et je sus qu’ils reposaient désormais en paix et à jamais.

Élias s’approcha alors de moi et tendit sa main.
-Pas blessé, Tom ?
Je répondit à la négative et lui prit la main pour me relever.
-Désolé pour la porte, j’espère qu’elle ne t’a pas blessé, s’excusa le jeune garçon.
Je ne répondis pas et Élias se tourna vers Ève.
-Alors c’était toi le responsable de ces enlèvements ? Tu sais que ça fait des mois que je te cherche ?
Je regardais Élias, puis Ève, puis de nouveau Élias. Il la cherchait ? Ève se redressa en tremblotant et balbutia :
-Me… Merci… de nous avoir… sauvés…
Élias perdit son sourire avant de répliquer :
-Je l’ai sauvé lui, dit-il en me pointant du doigt. Toi, c’est une autre histoire.
Ève, abasourdi, regarda Élias sans comprendre. Je devais faire la même tête.
-Tu es coupable de sept meurtres, dont celui de ton propre père. La sentence est claire.
Ève eut un sourire dément. Elle serra le couteau qu’elle avait en main.
-Ma sentence ? Tu crois que je vais me laisser juger par toi ?
Élias sourit de nouveau et se plaça devant la porte, bloquant toute tentative de fuite.
-Effectivement, je ne pourrais pas te juger… si j’étais un humain normal. Mais vois-tu, je suis tout sauf normal.
Élias entrouvrit alors sa veste et la déploya d’un geste théâtral, révélant un T-shirt à manche courte noir sur son torse. Je ne pu retenir un mouvement de recul. A l’intérieur de sa veste, se balançaient un grand nombre de poupées de tissus, toutes accrochées à la doublure. Pendue à sa ceinture, une petite cage de fer se balançait. A l’intérieur de cette cage, je distinguai une sorte de nuage noirâtre et rougeâtre qui lançait de petits éclairs. Mais mon regard revint vite vers les poupées. Elles semblaient si réelles. Tout à coup, je poussais un cri d’horreur. L’une des poupées venaient de tourner la tête vers moi. Élias sourit et se présenta en s’inclinant :
-Je suis Élias et je suis un Dollmaker. Je suis ici pour juger l’âme d’Ève et pour la punir de ses crimes.
C’est à ce moment que Ève craqua. Serrant son couteau, elle se précipita vers Élias en poussant un cri de furie. Je n’eus pas le temps de réagir. Une forme claire sortit de sous la veste du jeune garçon et tendit une petite épée, de la même taille que le couteau d’Ève pour parer le coup. Ève recula, tremblante. Son arme gisait à coté. La forme claire n’était autre qu’une nouvelle poupée, plus grande et plus réaliste que les autres. Elle représentait une jeune fille, à peu près 19 ans, blonde, les cheveux mi-longs, de grands yeux bleus. Élias soupira et lui lança :
-Merci, Jeanne. Je savais que je pouvais compter sur toi.
La poupée se tourna vers le jeune Dollmaker (c’était bien comme ça qu’il s’était présenté ?) et se fendit d’un grand sourire :
-A ton service !
Je reconnus la deuxième voix qui avait retenti après l’explosion de la porte. Ève s’effondra au sol en murmurant :
-Mais… qu’est-ce que c’est que cette horreur…
La petite blonde se retourna vers elle et lui rétorqua :
-Se faire traiter d’horreur par une meurtrière comme toi, je prends cela comme un compliment.
Élias posa la main sur l’épaule de sa poupée et nous lança, à Ève et moi :
-Il faut peut–être que je vous donne quelques petites explications.
Il inspira un grand coup et commença à nous raconter :
-Je suis un Dollmaker. Mon art est celui de fabriquer des poupées capables d’accueillir l’âme d’une personne. La plupart du temps, nous intervenons pour punir de sérieux meurtriers. Nous fabriquons une poupée à son effigie puis nous enfermons l’âme du criminel à l’intérieur. Ensuite, à nous de juger de quelle manière nous punissons cette âme.
Il se tourna vers la blondinette avant de reprendre :
-Il arrive aussi que nous désirions sauver une vie. Dans ce cas, nous récupérons l’âme et lui offrons un nouveau corps. Contrairement à un corps humain, le corps d’une Doll est éternel et l’âme y reste accrochée jusqu’à la mort du Dollmaker.
Il eu un petit rire avant de reprendre :
-Mais comme nous sommes immortels, une Doll reste en vie jusqu’à ce qu’on assassine son Dollmaker… à moins qu’il ne se suicide, bien entendu.
Je restais interdit devant tant de révélations. Mais ce n’était pas terminé :
-Nous autres, Dollmaker, voyageons à travers le temps afin de perfectionner notre art et de le mettre en pratique. Ainsi, j’ai moi-même pu voyager dans de nombreuses époques : Antiquité, Moyen-Âge, et même la Préhistoire. La seule chose que nous ne pouvons pas faire, c’est aller dans le futur. Il faut attendre qu’il vienne à nous. Question de paradoxe temporel, d’après ce que j’ai compris. Même en voyageant dans le passé nous ne pouvons modifier le cours du temps. C’est assez compliqué alors je vous épargne les détails.
Ma tête était gonflée comme un melon. Toutes ces révélations me vrillaient la cervelle. Élias s’installa finalement à terre avant de conclure :
-Cette fois, c’est pour toi que je suis ici. Je vais faire une poupée de toi et j’y enfermerai ton âme.
Jeanne marcha doucement vers Ève et tendit son épée :
-Et ne t’avises pas de t’attaquer à lui. Je te préviens, je te retiendrai ici s’il le faut. Tu n’as aucune chance contre la Pucelle d’Orléans !
Un éclair traversa mon cerveau, déjà endolori.
-La Pucelle d’Orléans ? Mais alors vous êtes…
-Tout juste, blanc-bec ! Jeanne d’Arc, pour vous servir, déclara la poupée avant de s’incliner.
Élias éclata de rire :
-J’ai réussi à sauver son âme juste avant qu’elle ne brûle mais c’était trop tard pour son corps. Alors je lui ai fabriqué une Doll avant d’y imbriquer son esprit.
Élias se mit alors au travail. Sortant fils, aiguilles, tissus et coton d’une petite sacoche, il commença à coudre sous nos yeux. Une petite heure lui suffit pour faire une poupée assez fine mais tout de même plus grossière que les autres.
-Voila, il ne manque plus que quelques de tes cheveux et ce sera parfais !
Avant qu’Ève ne puisse réagir, Jeanne d’Arc lui coupa une mèche de cheveux et l’apporta au Dollmaker. Il posa les cheveux sur sa poupée. Aussitôt, ils l’entrelacèrent, formèrent comme un cocon autour d’elle. Quelques secondes plus tard, les cheveux se déplièrent. La poupée était maintenant une réplique quasi-exacte de la jeune fille.
Élias se leva finalement et sortit un long manche accroché dans son dos.
-Il est l’heure pour toi de quitter ce corps, Ève.
Une lame sortit tout à coup du manche, formant une faux aussi grande que celui qui la portait. Ève, toujours assise par terre, ne pu que contempler Élias se dirigeant vers elle.
-Sayonara ma jolie.
Il donna un violent coup de faux. Elle traversa le corps de la jeune fille sans lui occasionner un seul dégât. La faux ressortit, une sorte d’ombre au bout de sa lame. L’ombre flotta un instant dans les airs. Élias brandit la poupée et l’âme de la fille que j’avais aimée fut aspirée à l’intérieur. Le corps de Ève s’effondra, tel les corps de ceux qu’elle avait tué. Les yeux de la marionnette se mirent à briller et elle s’anima. Élias sortit alors la petite cage qu’il portait à la ceinture. Il récita ensuite, comme une litanie :
-Pour les péchés que tu as commis, je te condamne, Ève, à subir les mêmes tourments que tes victimes durant 30 jours. Au terme de ces 30 jours, si je juge que ton âme a été suffisamment punie, tu recouvreras une certaine liberté. Sinon, je te punirai à nouveau, autant qu’il le faudra.
Je vis Ève hurler de terreur. Élias ouvrit la porte de la cage. Des mains démoniaques en sortirent, leurs griffes agrippèrent la Doll et l’entraînèrent là où elle subirait les pires tourments.


Nous nous trouvions, Élias et moi, à l’extérieur de l’appartement. Élias m’avait conseillé d’appeler la police, ce que j’allais faire un peu plus tard. Mais avant, j’avais une question à lui poser :
-Dis-moi, est-ce que n’importe qui peut devenir Dollmaker ?
Élias jeta un regard à Jeanne avant de tapoter son menton. Il ferma les yeux et répondit :
-Il existe trois types de Doll : les Imparfaites ne ressentent aucune émotion physique. Presque n’importe qui peut en faire, à condition de destiner la Doll à recevoir une âme et à cet usage seul. Les Semi-Parfaites ressentent des émotions physiques. Pour être reconnu comme Dollmaker, il faut être capable d’en fabriquer. C’est dans ce type de Doll que j’enferme la plupart des criminels, comme Ève. Enfin, Une Doll Parfaite est capable de ressentir n’importe quelle émotion et son apparence est exactement celle d’un humain. Le tissu devient de la chair, le coton des organes et des os… Elles sont toutefois immortelles, comme leur Dollmaker.
Il eut un sourire énigmatique avant de reprendre :
-Mais il paraîtrait qu’il existe ce qu’on appelle des God Dolls. Ce sont des Dolls parfaites mais elles reçoivent en prime des pouvoirs fantastiques, issus de leur vie passée. C’est une légende que tout Dollmaker veut atteindre.
Il me regarda avant de conclure :
-Donc si tu veux devenir Dollmaker, il te faudra beaucoup de patience et être prêt à de nombreux sacrifices. Tu sais, je n’ai pas toujours eu les cheveux blancs et les yeux violets. Et Élias n’est même pas mon vrai nom.
Je hochais la tête. Je comprenais ce qu’il voulait dire. Mais j’avais une autre question :
-Est-ce que tu pourrais faire sortir Ève une minute ?

Ève était toute tremblante une fois sortie de la cage. Elle était couverte de sueur et semblait ne plus rien comprendre à ce qui lui arrivait. Mais je lui ai parlé. Longuement. Je lui dis tout, ce que j’avais ressenti pour elle, ce que je comptais faire le jour même… Et elle m’a écouté. Élias aussi. A la fin de mon monologue, il me lança un sourire triste :
-Si tu veux, je pourrais te la donner, une fois les 30 jours passés…
Je hochai la tête, négatif. Je désirais que cette fille reste dans un recoin de ma mémoire et nulle part ailleurs. Ève regarda Élias et dit :
-De toute façon, les 30 jours son bientôt terminés, non ? Cela fait des semaines que je suis là-dedans…
Élias la regarda et répliqua tristement :
-Navré de te contredire mais… Cela fait à peine 5 minutes que j’ai refermé la porte de la cage…
Ces simples mots me firent comprendre à quel point le jugement d’un Dollmaker était terrible. Ève eu une dernière expression de pure terreur, plus forte encore que la précédente, avant de disparaître de nouveau dans les profondeurs. Élias me serra la main et déclara qu’il devait encore réaliser de nombreuses tâches. Il se retourna et disparut au loin. Au dernier moment, je vis de petites ailes blanches sortir du dos de Jeanne d’Arc. Finalement, les God Dolls existaient bel et bien.


Je ne revit Élias qu’une fois. Ce fut 6 ans après ce jour.
-Qu’est-ce que c’est Papa ?
Je souris et tendis l’objet que je tenais à mon fils :
-C’est une poupée, mon chéri.
Mon enfant regarda longuement sa poupée que je venais de lui confectionner, ses longs cheveux noirs, ses grands yeux de la même couleur… Il leva vers moi un visage radieux :
-Merci Papa ! Comment elle s’appelle ?
Je jetais un regard vers l’extérieur avant de déclarer :
-Qu’est-ce que tu dis de Ève ?
Je n’entendis pas sa réponse. Tous mes sens furent captés par une silhouette assise sur un banc, en face de chez moi. Il portait les mêmes habits, la capuche rabattue. Je le vis sourire et je souris aussi. Je détournais le regard vers mon fils qui jouait déjà avec sa poupée. Lorsque je regardais de nouveau vers le banc, il n’y avait plus personne.

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MessageSujet: Re: Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste   Sam 1 Déc 2012 - 7:04

Excellent, j'aime beaucoup !! Very Happy
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Edward Elric
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MessageSujet: Re: Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste   Sam 1 Déc 2012 - 13:40

j'aime bien, style direct, sans descriptions inutiles, une histoire qui tient la route...
oui, j'aile beaucoup !!!

j'ai le droit de faire des critiques quand même ?

. J’avais tout de suite remarqué la jeune fille de la propriétaire : 17 ans, le même âge que moi, un visage doux, fin, pâle, des cheveux noirs, raides et longs qui lui descendaient jusqu’à la chute des reins, de très grands yeux noirs qui semblaient vous absorber lorsque vous les regardiez. Elle s’appelait Ève. Je n’avais jamais contemplé de fille aussi belle. Moi, à côté, avec mes cheveux blonds et courts et mes petits yeux bleus, je me sentais lourd, pataud. Nous discutions très peu mais je faisais tout pour alimenter la conversation. Nous fréquentions le même lycée. Ce même lycée où les disparitions avaient commencées.
Pas moins de 6 élèves avaient disparus en quelques mois. Au mois de Novembre, les rumeurs étaient lancées à un rythme fou, plus rapidement qu’une pierre lancée par une fronde. Certains pensaient qu’Il serait le prochain à disparaître, d’autres pensaient que ce serait plutôt Elle. Certains pensaient qu’Untel était le kidnappeur, d’autres pensaient que c’était Untel autre. Mais la rumeur la plus grande, qui n’avait pas tardé à dominer toutes les autres, c’était qu’il s’agissait d’Élias.
-T’en pense quoi, Tom ?
Je relevais la tête et la tournais vers mon voisin de classe.
-De quoi tu parles ?
-D’Élias, bien sûr ! Tu crois vraiment que c’est lui qui a enlevé toutes ces personnes ?
Je me retournais pour regarder derrière moi et avoir une vision de l’intéressé. Comme d’habitude, il était éloigné des autres, un bouquin à la main, une capuche rabattue sur la tête. Il la portait partout, cette capuche, même en classe. Les professeurs toléraient ça parce qu’il avait une "maladie rare qui l’atteint au cuir chevelu et qui l’interdit de le mettre en contact avec le soleil".
-C’est vrai qu’il est bizarre… Mais je ne crois pas qu’il a le profil d’un criminel.


sur ce seul passage, tu nous présente un personnage ( toi ) un enjeu ( ève ) l'intrigue ( les kidnappés ) et un suspect ( elias ) ...
trop d'info en même temps noies le lecteur !!!
fait gaffe à ça... nouvelle, ça veut dire court, mais pas forcément condensé !!!
tu as une intrigue à tenir 50 pages, tu pourrais développer plus !!!


Un moment, aussi, tu dos que les lycéens l'avaient mérités. Soit. Pourquoi ? Quel problème avait ève par rapport aux autres ? asociale ? Traumatisée par je ne sais quoi ? rejeté par ces camarades?


Enfin [ les critiques que je fais ne retire rien à l'ensemble du texte, c'est juste sur des passages ]
j'ai Doll ? J.arx en est un ? pourquoi dit il que c'est une légende ? pourquoi ment il ?



sinon, j'aime beaucoup, et ta fin est excellente !!!! et j'aime bien l'idée de j'eanne d'arc, parce que c'est totalement imprévisible !!!!


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MessageSujet: Re: Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste   Sam 1 Déc 2012 - 23:05

Merci de ta franchise Ed' (et faut y aller franco avec les critiques négatives, c'est comme ça qu'on évolue).

A la relecture, c'est vrai que les premières infos sont présentées de façon trop rapides. C'est un défaut que j'ai de pas assez développer.

Même problème pour le rapport entre Ève et les autres. C'est vrai que j'ai pas assez insisté sur sa folie...

Enfin, pour ce qui est du mystère des Doll, c'est justement... un mystère ^^ Et pis je comptais reprendre ça dans des suites mais ça s'est pas fait (du moins, pour l'instant). Pareil pour la raison pour laquelle ELias ment, je voulais développer ça dans d'autres nouvelles, en même temps que l'Organisation des Dollmakers.

Pis tiens, j'ai aussi retrouvé les persos que j'avais fait sur Tektek :


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MessageSujet: Re: Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste   Dim 2 Déc 2012 - 6:35

Ce que je trouve étrange c'est que j'ai l'impression d'avoir vu ce titre sur l'ordinateur portable d'un ami IRL x')
Et en plus il s'appelle Tom xD (mon pote IRL ^^)
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MessageSujet: Re: Dollmaker - Le Jugement du Marionnettiste   Dim 2 Déc 2012 - 10:24

C'est pas négatif comme critique elca' c'est juste que je préfère détaillé ce qui peut te permettre de t’améliorer que de louer ce que tu réussi déjà !!!
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